Influences

La version américaine de Queer as Folk devint rapidement la série la plus importante de Showtime. Bien que la cible marketing de la série ait été a priori les hommes gay, de nombreuses femmes hétérosexuelles firent également partie de l'audience.
Bien que moins crues que celles de la version britannique, des scènes jamais vues auparavant à la télévision américaine abondaient, notamment des relations sexuelles explicites simulées entre deux hommes. Malgré la présence de drogues et de sexe, la série ne fut jamais vraiment menacée par les groupes conservateurs.
Au début, la plupart des acteurs restèrent flou sur leur vraie vie sexuelle, afin de ne pas trahir leurs personnages, suscitant la curiosité des téléspectateurs. Depuis, Randy Harrison (Justin), Peter Paige (Emmett), Robert Gant (Ben) et Jack Weatherall (Vic) ont fait part de leur homosexualité, alors que les autres acteurs sont soit restés évasifs, soit ont clairement affirmé leur hétérosexualité (les acteurs jouant Michael, Brian, Lindsay et Melanie étant dans ce dernier cas).

La série fait souvent référence avec humour à elle-même et à son image dans la communauté gay. Ainsi, plusieurs épisodes parlent d'une série romantique à souhait, Gay as Blazes, que Brian critique comme n'étant en rien un reflet de la réalité.
L'un des points principaux de Queer as Folk est sa présentation d'un certain mode de vie homosexuel sans tabous. Aux États-Unis, un avertissement apparaissait à la fin de chaque épisode lors de sa diffusion sur Showtime aux États-Unis : « Queer as Folk est la célébration de la vie et des passions d'un groupe d'amis homosexuels. Ce n'est pas un reflet de la vie de l'intégralité de la communauté gay ».
Queer As Folk a abordé de nombreux thèmes sujets à polémiques, comme : le coming-out, le mariage homosexuel, l'usage de drogues (cocaïne, méthamphétamine, ecstasy, GHB, kétamine, cannabis), l'adoption homoparentale, l'insémination artificielle, l'homophobie, le SIDA, la prostitution des mineurs [...] Des thèmes de société sans lien avec le thème majeur ont été aussi des intrigues de la série : la création de son entreprise, la dépression, le lien mère-fils.
À partir de la troisième saison, des thèmes politiques liés à l'actualité des États-Unis apparaissent dans la série : campagne pour la mairie de Stockwell qui prend pour cible les activités sexuelles du quartier de Liberty Avenue, légalisation ou interdiction du mariage homosexuel (final de la saison 4 au Canada et référendum sur la proposition 14 dans la saison 5), crimes homophobes très ponctuels mais qui s'aggravent en intensité.
Certains thèmes sont abordés de manière surprenante : ainsi, un épisode met en scène une sorte de coming-out à l'envers de Hunter, qui avoue à Michael et Ben qu'il sort avec... une fille !

La série se déroule à Pittsburgh (Pennsylvanie), bien que la ville soit bien embellie pour la situation. Pittsburgh fut choisie car elle était l'équivalent américain le plus proche de Manchester, le cadre de la version britannique. Néanmoins, comme la ville n'a pas un grand quartier homo comme San Francisco ou New York, la plupart des scènes sur Liberty Avenue furent en réalité tournées dans le quartier gay de Toronto au Canada (quartier Church and Wellesley) : la véritable Liberty Avenue n'a d'ailleurs jamais été filmée pour la série.

Le titre de la série vient d'une expression d'un dialecte du Nord de l'Angleterre : « There's nought so queer as folk », que l'on pourrait traduire par « Il n'y a rien de plus bizarre que les gens ».
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